La Recommandation du mois

Vous souhaitez avoir des recommandations sur des produits, des ouvrages, des sorties, des idées de cadeau… en lien avec le monde du vin ? Cette nouvelle rubrique mensuelle est faite pour vous !

Pour cette première recommandation, j’ai choisi le livre d’Ophélie Neiman Le Vin ce n’est pas sorcier, paru chez Marabout en 2015. En associant des illustrations agréables et explicites à des informations documentées , cet ouvrage vous permettra de parfaire vos connaissances en vin et d’épater la galerie lors de dîners !

P.W.

https://www.marabout.com/le-vin-cest-pas-sorcier-nouvelle-edition-9782501121798

Le Chiffre Mystère,

Petite nouveauté !

Afin d’animer vos débuts de weekend, Pauline’s wine vous propose le jeu du « Chiffre mystère« . Le principe est simple, chaque vendredi soir, un chiffre (superficie de vignoble, quantité de vin, donnée économique…) vous sera donné, à vous de trouver à quoi il correspond !

Le Chiffre Mystère de ce weekend est 1, 77 ha …    A vous de chercher !

Un indice sera donné demain, et la réponse sera dévoilée en début de semaine !

P.W. 

« Le vin […] c’est un point de rencontre, un lien entre les gens »

Les Ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis, 2011

Au premier abord, quel point commun existe-t-il entre un vigneron et un bédéiste ? Peu de chose me direz-vous. Le premier élabore du vin, tandis que le second crée des bandes-dessinées. Mais la littérature peut faire bien des merveilles. Etienne Davodeau nous le prouve. En transformant les personnes en personnages une rencontre a lieu, et en assemblant leurs caractères un bouquin est édité ! Exprimé ainsi, cela relève plus de la magie qu’autre chose… Cependant, Les Ignorants est du côté des humains et non des magiciens. C’est même  le centre du propos : les relations humaines. 

Le récit d’une initiation croisée

Plus qu’un assemblage, c’est un parallélisme qui nous est proposé. Nous nous apercevons vite que la création littéraire suit le cycle vitivinicole, et que le bédéiste construit sa narration selon le rythme de travail du vigneron. La bande-dessinée, quant à elle, se conclut sur la dégustation du vin de Richard Leroy et l’édition des Ignorants. Ce parallèle est mis en scène afin de montrer ce chacun apprend du monde de l’autre. En fait, il s’agit de la stricte application du sous-titre de l’album Récit d’une initiation croisée

Dans cette initiation il y a certes les héros -Richard Leroy et Etienne Davodeau, mais il y a également nous, les lecteurs, qui suivons chacune des étapes narrées. Nous sommes même les témoins de l’évolution que connaissent protagonistes. Nous voyons l’écrivain pénétrer dans la propriété viticole de Richard Leroy, et devenir un expert en dégustation. En même temps nous assistons à l’épanouissement littéraire du vigneron grâce aux conseils de lecture de son interlocuteur.

Ces évolutions font des Ignorants une sorte de « roman d’apprentissage », tant pour ses acteurs que pour les lecteurs. Nous-mêmes sommes des ignorants avant d’ouvrir le livre. Puis, comme les personnages, nous suivons leurs enseignements.

Personnellement, j’ai beaucoup appris au fil de pages, et tant sur la réalisation d’une BD que sur la production de vin. Je pense que cela est dû à la manière dont les éléments sont décrits, ainsi qu’aux vignettes dans lesquelles ils sont insérés. Les explications sont claires, précises, et présentées en contexte. Elles ne pourraient être plus concrètes. De plus, les illustrations qui les accompagnent sont de toute beauté. Elles prennent parfois des allures de peintures à l’huile ou d’aquarelles, notamment pour les paysages de vignes… Notre lecture reste en suspens un instant pour contempler les tableaux qui s’offrent à nous. Notre mémoire en profite alors pour imprimer l’image et ses explications à jamais…

C’est la raison pour laquelle, il me semble que cet ouvrage convient parfaitement pour faire connaître les mondes du vin et de la bande-dessinée. Déjà ne serait-ce que par le scénario. Puis, un peu à la manière d’une fable, Etienne Davodeau allie plaisir et instruction pour son propos. Néanmoins, il ne faudrait pas voir dans Les Ignorants qu’une visée pédagogique.

L’intention artistique est avant tout de révéler des hommes et leur passion. Et comme dans bien des aventures… de la passion naît une relation ! Parce qu’au-delà de l’album en lui-même, le produit de l’entente entre ces deux individus est la naissance de leur amitié. La déclaration de Richard Leroy prend alors tout son sens : « Le vin[…], c’est un point de rencontre, un lien entre les gens ».

Des ignorants aux humains  

 Nombre de dialogues, d’instants de bonheur et de partage sont impulsés avec l’ouverture d’une bouteille de vin. Convivialité et partage s’ajoutent à la liste des mots-clés de la BD. Et d’ailleurs, nous lecteurs, nous le ressentons. L’auteur étant aussi le narrateur et un protagoniste, l’œuvre relève de l‘autobiographie. Cela renforce dimension humaine du discours. En ayant à l’esprit, que chaque vignette témoigne d’un moment précis vécu par Etienne Davodeau, nous nous sentons plus proches du vigneron et du bédéiste. Cela renforce l‘authenticité du récit, et augmente la proximité qui existe entre nous et ces hommes dessinés sur les pages que nous contournons une par une. Intégrés dans ces instants, plus que des témoins, nous devenons les seconds invités d’Etienne Davodeau et de Richard Leroy. Nous partageons leurs découvertes, leurs discussions, leurs taquineries… nous dégustons les vins avec eux, rions avec eux, attisons notre curiosité en même temps qu’ils satisfassent la leur… L’ambiance conviviale décrite s’émancipe de son support papier et se diffuse dans notre monde réel.

La littérature n’est pas le seul moyen d’élargir notre champ des possibles. Nous pouvons y parvenir dans notre réalité, et le vin peut y aider! Les Ignorants nous montre l’exemple en nous invitant à nous attabler, ouvrir une bouteille de vin et nous laisser nous emporter par les univers de nos interlocuteurs… Ce n’est qu’en apprenant à connaître l’Autre que nous pourrons nous émanciper de notre ignorance et rejoindre l’humanité.

P.W. 

Scans des illustrations du livre – Pauline

Référence du Livre : Etienne Davodeau, Les Ignorants, édition Futuropolis, octobre 2011, 268p.

Le meilleur site pour des rencontres authentiques …

Le Salon des Vignerons Indépendants, Paris, 2018

Longues avenues des stands, caisses de vin à perte de vue, verre offert pour chaque entrée, foule plus ou moins guillerette … Vous l’aurez compris le Salon des Vignerons Indépendants est de retour à Paris ! Et, en cette année 2018, il fête son 40e anniversaire !

Mais le temps a beau passé, la manifestation tient toujours toutes ses promesses, et la bande-annonce de son label –« des vins et des personnalités authentiques »–  n’a pas perdu en signification.

Tout d’abord, avec plus de 1000 exposants venus de quatre coins du pays, c’est une véritable découverte des différents terroirs français  que vous pouvez entreprendre… Et, soyez-en certains, vous y savourez de grands nectars ! Les ateliers à votre disposition vous sensibilisent à l’art de la dégustation. Mais surtout,  s’il faut être prudent pour ne pas se laisser emporter par l’ivresse du salon, la bonne humeur des vignerons est quant à elle à apprécier sans modération… Et finalement, vos plus belles rencontres ne sont pas avec des produits, mais davantage avec leurs créateurs dont les différents tempéraments donnent vie à l’événement !

Alors n’attendez plus pour vous y rendre ! 

Pour  plus d’informations n’hésitez à consulter le site internet de l’événement : https://www.vigneron-independant.com/40%C3%A8me-salon-des-vins-des-vignerons-ind%C3%A9pendants-paris 

Bon salon à toutes et tous !

P.W.

Crédits Photographiques : Pauline

L’arrivant de Novembre !

Hier nous étions le jeudi 15 novembre 2018 … soit le troisième jeudi du mois de novembre, autrement dit le Beaujolais Nouveau !

A cette occasion, je vous propose ci-dessus une petite infographie pour vous expliquer plus en détails d’où vient ce vin, quels sont ses grands crus et à quelles saveurs vous devez vous attendre lors de sa dégustation !

Joyeux Beaujolais Nouveau à Tous !

P.W.

Réalisation infographique : Pauline

Sources :

www.vinotrip.com/fr/vignoble/beaujolais 

www.vin-vigne.com 

BARLOW. R, ROWLINSON. M, Les 101 Régions du vin, ed Parragon, 2011


Un verano para saborear Navarra

Pinchos y Rosado en Pamplona

El verano es sinónimo de momentos con la familia o los amigos: los días son largos y calurosos, los niños no van al colegio y todo el mundo piensa solamente en aprovechar el tiempo libre. Las comidas o las cenas cobran un protagonismo especial en este ritmo del día a día que marca la época estival. Si algunas son planificadas y organizadas con antelación, otras se improvisan. Así según el número de invitados se componen las mesas para reunirse alrededor. Con ellos, cuando se descorcha la primera botella de vino y se empiezan a servir los entrantes, los principales ingredientes ya están listos para disfrutar de una auténtica experiencia gastronómica.

Una gastronomía con Denominaciones de Origen

Si visitáis Navarra vais a saborear una gastronomía valorada desde hace mucho tiempo y con una rica tradición. En el siglo XVII el rey de la región Enrique III declaró “buena comida y buen vino, este es el cielo en la tierra”. Una afirmación que a día de hoy es más actual que nunca.

Habéis elegido un vino de Navarra para comenzar una celebración. ¡Qué deliciosa idea! Pero, no creáis que sois los primeros en tomar esta decisión. De color tinto, rosado o blanco este vino reina sobre las mesas desde la Antigüedad. Este monarca cuenta con otros nobles que le ayudan a ensalzar la reputación gastronómica regional.

Navarra es una de las principales zonas del país donde se encuentran las verduras que componen una de las huertas más exquisitas. Esto se explica por su tierra fértil y los distintos climas que la caracterizan. Sus verduras más conocidas son la Alcachofa de Tudela, los Pimientos del Piquillo de Lodosa y los Espárragos de Navarra.

Un territorio complejo que da origen en los Pirineos a dos conocidos quesos: Roncal e Idiazábal y en el que pace el ganado de Cordero de Navarra y Ternera de Navarra.

Además, por sus cualidades, estos productos han recibido muchos espaldarazos. Los vinos D.O. Navarra fueron los primeros en la región en obtener la noble distinción de “Denominación de Origen Protegida” en 1933. Esta certificación de calidad fue conquistada por el resto de sus joyas para aumentar su resplandor: la DOP Roncal en 1981, la DOP Idiazabal (1987), la DOP Pimiento del Piquillo de Lodosa (1987) y el más reciente la DOP Aceite de Navarra en 2013. Existen también indicaciones geográficas protegidas –cuyas exigencias varían de las de la DOP- con la Alcachofa de Tudela (desde 1988) y del Cordero de Navarra (2002). Y si el tiempo del rey Enrique III se acabó, un nuevo embajador le ha sucedido: Reyno Gourmet (desde 2007). Esta marca de promoción, cuyo nombre resume en sí mismo la importancia de la gastronomía navarra, está a la cabeza de la delegación de los productos certificados.

Para acompañar los vinos, coméis los platos típicos de la misma región. Los maridajes culinarios que estáis probando confirman el poder de los vinos Navarra para revelar los sabores de cada alimento. Por ejemplo, el Roncal tiene un gusto recio y ese carácter especial puede ser contrapesado con un vino tinto afrutado. Así se crea un equilibrio perfecto con el sabor amermelado de este vino.

Vino Tinto y Queso

Los rosados se pueden asociar a todo, son los vinos del verano y los mejores aliados de las verduras. Pero quizás, encuentra en el pimiento del Piquillo, que madura en este período del año, a uno de sus fieles acompañantes. Su armonía es una explosión de frescura en estos días calurosos y su colorido: los rojos y los rosas destacan sobre el fondo del cielo azul del verano. Si a esta experiencia le añadís una divertida barbacoa al aire libre con Ternera o Cordero de Navarra, veréis como no necesitáis más para sentiros de vacaciones.

Vinos y emociones

Los vinos y los productos de Navarra, además de ser de calidad, son grandes creadores de emociones que muchas veces se expresan en “la fiesta” y toman diferentes formas. Por ejemplo, en pinchos que llenan las barras de los bares. “Ir de pinchos” es una práctica habitual en las calles navarras para disfrutarlos con una copa de vino.

Pinchos y Vino Blanco

En esta región, la definición del concepto griego “gastronomía” se expresa en toda la complejidad de los elementos que la componen: la comida, las personas y su entorno. Ella reúne a los individuos para disfrutar de la experiencia en una región en torno a un territorio concreto.

Porque cada alimento que está sobre vuestra mesa representa a una zona de Navarra y la atestigua: los quesos de la montaña, las verduras de la Ribera, las carnes de los campos… Aquí, la variedad culinaria es equivalente a la diversidad de sus paisajes y los vinos son los lazos que los vinculan y relacionan. Por ejemplo, una degustación de vino con queso crea la armonía entre la montaña y la ribera de Navarra. Los maridajes entre los vinos y los diferentes productos unen los distintos gustos y transponen los paisajes en los platos y los paladares. De esta manera, son los encargados de unir la región entera a través de sabores únicos y definir su identidad gastronómica. Finalmente, probar los vinos y la cocina de Navarra es experimentar el territorio en sí mismo.

Los recuerdos del verano

Son las doce de la noche: no queda mucho en los platos y tampoco en las copas. Habéis saboreado la comida y los vinos como las risas y las conversaciones que han animado vuestra reunión. Sin embargo la luna ya se ha hecho presente y así como algunos quieren alargar las horas juntas, otros están cansados y empiezan a retirarse. Todos los mejores momentos tienen un fin, y ahora es el de vuestra cena. Pero esto no significa que lo sea con vuestro encuentro con los vinos D.O. Navarra. En realidad se ha tratado solamente del entrante porque los vinos en la Comunidad Foral no son sólo los reyes en las mesas, sino que actúan igualmente como iniciadores o guías de viaje.

Es el momento de disfrutar de los días soleados y calurosos para descubrir con los ojos los paisajes que la gastronomía navarra os ha mostrado con el paladar.

Viñas y Montañas (Las Bardenas Reales)

En este delicioso camino marcado por las bodegas y sus vinos. En ellas, quizás deberéis realizar una parada para adquirir algunas botellas para la próxima celebración.

El vino y la gastronomía no puede añadir horas a los días, pero sí que son capaces de intensificar la vivencia de cada instante.

Al final del verano, los recuerdos que tendréis de Navarra estarán compuestos por sabores, aromas, imágenes y sentimientos… que os incitarán a serviros de nuevo una copa de vino para revivir esos momentos.

P.W.

Credito fotografico : Pauline

Vino y arte en Navarra : la crianza de una pareja

La Iglesia Santa Maria la Real, Olite (Navarra)

“El vino es la única obra de arte que se puede beber” así el escritor Robert Louis Stevenson describe el vino, como un estilo de arte. Es verdad que se encuentran similitudes entre la elaboración vitivinícola y la creación artística: en las dos, la belleza del producto final dependerá de cómo el artista o el enólogo ponen en valor los elementos de los que dispone para que manifiesten lo mejor de sí mismos. Además, como cada obra, cada vino es singular y tiene su propio estilo.

En Navarra la relación entre estos dos mundos no se explica solamente a través de esta comparación. Su romance es más complejo y todas sus aventuras deben ser narradas para entender esta pasión. Vino y arte son dos prácticas ancestrales en la región. Hace siglos que las dos artes nacieron y se unieron: en la época romana la viña fue representada sobre las sepulturas. Esta relación se consolidó y se reforzó a lo largo de la historia navarra. En los inicios de la Edad Media, cuando todo el Occidente “se hubiera revestido por todas partes de un blanco manto de iglesias” (Raúl Glaber, 1003), las iglesias de Navarra se cubrieron de verdes cortinas de viñas. Es el caso de la iglesia fortaleza de Santa María de Ujué construida en el siglo XII. El templo posee una de las portadas góticas más decoradas de Navarra en la que se aprecian relieves alusivos a la vendimia. Otro ejemplo, cercano a esta localidad, es la iglesia de Santa María la Real en Olite (S.XIII) en cuya portada se extiende un magnífico viñedo tallado y pintado.

La Iglesia Santa María Real

Inicios de la comunicación y de  la promoción del vino

Las bondades del vino han sido exaltadas por la música, por ejemplo en las canciones de los trovadores del Camino de Santiago, en los cantos más populares vascos del siglo XIX o hasta hoy en día en las “jotas” tradicionales. Estas obras fueron los primeros medios de comunicación y de promoción del vino. En la Edad Media, la recreación de las viñas en las portadas de las iglesias servía para promover su conocimiento entre la población cuya mayoría no sabía leer. Al contar con esa magnífica representación localizada en un lugar prominente de la fachada, en la entrada, otorgaba relevancia a la viticultura como si hubiera sido una actividad agraria primordial en Navarra. Estas técnicas de divulgación cultural fueron generalizadas. Con las canciones de los trovadores y el Camino de Santiago, la imagen del viñedo navarro viajó cruzando sus fronteras. Ahora, es el cine, el séptimo arte, el que permite que la Denominación de Origen atraviese el océano Atlántico y llegue a Los Ángeles, por la película oscarizada « Tres anuncios en las afueras » de Martin McDonagh (2017).

En un ensamblaje no debe de ser ensalzado sólo uno de sus protagonistas, sino todas las partes que intervienen en él para crear la armonía total. Ocurre lo mismo con el arte y el vino: el primero sirve para poner en valor al segundo. Por otro lado, la arquitectura de las bodegas muestra que el contrario existe igualmente. El vino se pone al servicio del arte. Las bodegas no sólo se limitan a ser meros espacios de elaboración, sino también son lugares de expresión y exposición artística ya que algunas son auténticos museos o galerías de arte.

La Iglesia Santa María de Ujué

Patrimonio y cultura

El objetivo de los artistas no es únicamente reproducir la belleza. Según algunos filósofos, ellos deben revelar la esencia de las cosas a través de su actividad. En Navarra, el vino y la viña se presentan como elementos fundamentales del patrimonio y de la cultura. Este hecho fue subrayado durante el Día del Movimiento Vino D.O. que tuvo lugar en Pamplona el 12 de mayo de 2018 por el presidente de la Denominación de Origen Navarra, David Palacios que habló de “un patrimonio cultural”.

Porque el arte y el vino se ensamblan para crear una identidad regional. En un antiguo cántico sobre la Valdorba al que el artísta Benito Lertxundi pone música se dice un “río de vino de uva”: con esta metáfora el néctar se ancla en el paisaje de este valle, en la tierra navarra. Es así como el producto cultural evoluciona de manera intrínseca a la tierra y se transforma en un producto natural. Éste nace en las bodegas que se convierten en monumentos en los que se enseña el secreto de los vinos de la D.O. Navarra al tiempo que se disfruta de su arquitectura. Estos edificios, lugares del vino, adquieren un nuevo carácter y otra dimensión de interés público y turístico.

El vino como novela de un territorio

Por todas estas razones, la identidad cultural define a los vinos de la D.O. Navarra en un contexto y un momento en el que se promueve el consumo del producto local, de cercanía, con autenticidad. Estas características se encuentran dentro de las botellas D.O. Navarra: cada una de ellas es el epílogo de un relato que no puede ser novelado en otro territorio. 

En su relación con el vino, el arte actúa de una manera muy especial. A diferencia de la corriente artística Vanitas centrada en el paso del tiempo, en el devenir de la vida y el final ineludible del ser humano, vino y arte se funden en el presente para atestiguar el pasado con una vocación futura e inmortal.

La iglesia Santa María de Ujué y  la igleisa Santa María Real de Olite – Pauline

P.W.

Credito fotografico : Pauline

Ça pétille dans les sous-sols !

Maison Pommery, Reims (Champagne)
Un vignoble mythique

Les parcelles viticoles façonnent toujours les paysages des régions de vignoble. Lorsque vous vous y promenez, ou même simplement les longez, vous pouvez admirer les vignes alignées les unes derrière les autres selon un espacement précis. Voilà ce que vous pouvez découvrir au premier regard. Mais, comme dans bien des lieux sur Terre, il faut savoir regarder au bon endroit pour déceler les trésors cachés d’une région… et encore plus quand il s’agit de vin tel que le Champagne ! En effet, si dans votre coupe les bulles remontent à la surface, c’est sous terre qu’il faut vous rendre pour les voir naître ! Revêtez donc votre manteau, et suivez l’excursion au cœur des caves de Champagne ! Pour mieux comprendre notre aventure, il nous faut tout d’abord planter le décor et revenir quelques temps en arrière pour nous replonger dans l’histoire du vignoble champenois. Celui-ci apparaît dès l’Antiquité, voire la Préhistoire. Cependant, ce n’est qu’avec le développement du christianisme qu’il s’affirme réellement -il sert alors à répondre aux besoins en vin de messe. A cette époque, le vin de Champagne n’a rien à voir avec celui que nous connaissons actuellement. En effet, ce n’est qu’à la fin du XVIIe siècle, avec la légende de Dom Pérignon, qu’il apparaît. La boisson fait tout de suite  « mousse » auprès des consommateurs ! A tel point que, pour stocker l’importante production, les propriétaires des Maisons de Champagne se mettent à racheter des crayères : commence alors l’implication de cet impressionnant réseau dans l’élaboration des vins ! Ces lieux percés dans la craie, parfois dès l’époque gallo-romaine, disposent de propriétés intéressantes pour la conservation du Champagne : obscurité, températures constantes, hygrométrie adéquate… Mais, laissons un instant de côté le processus de vinification pour nous intéresser davantage aux lieux. Parce que bien -voire trop- souvent, le Champagne est réputé pour le produit qu’il est, tandis que sa région d’origine et ses trésors sont très peu connus. Et pourtant, la visite vaut le détour !

Descente dans les caves

Pour vous rendre dans les caves, vous empruntez un escalier qui vous conduit quelques mètres plus bas, sous terre. Comme si, pour comprendre cette mythique boisson, un voyage dans les entrailles terrestres était nécessaire. Et en effet, dès vos premiers pas dans ces couloirs de calcaire, vous avez l’impression de pénétrer dans un autre monde. Les quelques marches que vous venez de descendre vous ont déconnectés du réel pour vous faire pénétrer dans le saint des saints du vin !

La cave : le saint des saints de la Champagne

Comme dans une église, la température est plus fraîche qu’à la surface, elle fait partie de l’atmosphère qui imprègne ces lieux. Le bruit extérieur n’est plus, et seules quelques percées au sommet des clochers de craie laissent passer la lumière du jour. Ainsi, tout est prévu pour que les vins puissent fermenter en paix ! La visite commence par l’explication des différentes étapes d’élaboration du Champagne et avec des démonstrations à l’appui ! Puis, vous avancez dans ses couloirs -toujours en suivant le guide pour ne pas vous perdre dans ce dédale. Des bouteilles sont entreposées le long de la galerie que vous suivez, ainsi que  dans celles qui se trouvent sur votre gauche et sur votre droite. Certaines bouteilles sont en train de fermenter, d’autres simplement stockées. Les amas de poussière vous donnent une idée de l’ancienneté de certaines d’entre elles… Il peut parfois s’agir de bouteilles centenaires !

Des reliques bien gardées

Vous comprenez alors que, outre le fait d’être des lieux de vinification, les caves de Champagne témoignent de l’histoire et de l’identité du produit et de sa région ! Ce qui les rend d’autant plus fascinantes ! Vous apprenez alors qu’elles ont servi de cachette durant la Première Guerre Mondiale. Ces caves n’ont cessé d’évoluer en même temps que l’histoire régionale, tout en gardant leur authenticité. Puis, au bout d’une galerie, après des alignements de bouteilles, surgit une lueur bleue ! Ce n’est autre que l’une des œuvres d’art installées temporairement dans les caves. D’autres sont ici depuis le commencement.

D’un musée historique, nous passons à un musée artistique ! Et si les oeuvres sont de styles et d’époques différents, elles sont toujours à la gloire du Champagne ! Bref… La balade dans les caves de Champagne est une expérience mystique pour percer le secret de vins mythiques, et toute aussi pétillante que la boisson que vous dégusterez de retour à la surface !

P.W.

Crédits photographiques : Domaine Pommery – Pauline

Réalisation cartographique : Pauline

 

Les cinq piliers du séjour oenotouristique

Tout voyage nécessite une préparation particulière : il faut déterminer les endroits à visiter, les hébergements, les panoramas à ne pas manquer, les spécialités à goûter… Et une escapade oenotouristique demande encore plus d’organisation ! Elle est l’occasion d’explorer les vignobles et les vins d’une région, et pour que la découverte soit totale c’est l’ensemble des pans du vin de la région qui doit être vu !

Voici donc quelques conseils pour vous aider à planifier vos futurs voyages dans le vignoble…

1- Au commencement était la vigne ! Et oui, pour avoir du vin, il faut  en premier lieu du raisin ! Le vignoble est donc le premier élément à visiter lors de votre séjour. Pourquoi ne donc pas planifier une randonnée, une balade à vélo, en moto… ou tout autre mode de déplacement qui vous plaira pour sillonner les vignes ? Si vous manquez d’idées ou de moyens, les Offices du Tourisme et Maisons des Vins des régions viticoles sauront vous proposer des solutions pour parcourir ces paysages façonnés de rangées de vignes et de grappes de raisins… Le printemps et l’été sont certainement les meilleures saisons pour apprécier le décor : à ces périodes, la vigne est en fleur et le soleil donne de l’éclat aux feuilles vertes ; et -selon les variétés- les grappes de raisins apportent des touches violacées, bleutées, jaunes ou vertes à l’ensemble. Mais, si vous vous y rendez en hiver, vous pourrez peut-être savourer la magie du tableau des vignes recouvertes d’un voile blanc…

Empruntez un chemin dans les vignes …

2- Puis, le vin fut ! Il s’agit là de l’élément primordiale de votre séjour : la visite d’une propriété vitivinicole ! Choisissez une propriété typique de la région dans laquelle vous vous trouvez : un château dans le Bordelais, une cave d’une maison de négoce en Champagne, une exploitation grand cru en Alsace… Ainsi, vous y apprendrez le secret de fabrication des vins ! Généralement, les visites se composent en deux temps : la découverte des chais avec l’explication du processus de vinification – la partie théorique ; puis, la partie pratique avec la dégustation des vins du domaine. Surtout, n’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête ! Les personnes qui vous guideront sont là pour que vous compreniez au mieux l’élaboration des vins, et elles sont toujours ravies de se retrouver face à des visiteurs pleins de curiosité !

Entrez dans les Maison Pommery…

 

Et dégustez jusqu’à la dernière goutte !

3- Le vignoble et le vin ne sont pas des électrons libres dans un territoire ou une région ! Ils sont le résultat d’une histoire et d’une culture qu’il vous faut également découvrir et comprendre. Les villes et villages des régions viticoles seront donc des étapes essentielles dans votre pèlerinage ! Vous y trouverez des lieux traitant spécifiquement de la culture et de l’histoire avec des musées de la vigne et du vin, ou bien des caves.

Instruisez-vous au musée du Château Maucaillou 

Ces villes et villages sont en eux-mêmes liés au vignoble de par leur organisation, leur architecture, avec parfois des noms des rues ou des éléments évocateurs. Promenez-vous-y donc ! De plus, de la vigne et du vin dépendent bien des légendes qui peuvent parfois recouper la grande Histoire… Intéressez-vous donc aux récits des lieux que vous traversez ! Mais, surtout, apprenez à observer et apprécier plus généralement le territoire dans lequel vous vous trouvez… Peut-être que vous n’aurez pas l’occasion d’y retourner. Il vous faut donc profiter de l’instant, vous laissez enivrer par ce qui vous entoure, vous imbiber de chaque détail… Le monde est si beau, alors profitez-en dès que vous le pouvez !

Arpentez les ruelles de Riquewihr  et admirez ses maisons aux façades colorées

4- « Bonne cuisine et bon vin, c’est le paradis sur terre ! » aurait dit le roi Henri IV. Ce que vous devez retenir de cette phrase c’est que : qui dit voyage oenotouristique, dit voyage gastronomique ! Goûtez aux spécialités régionales, associez-les aux vins que vous expérimenterez… Ces accords mets et vin vous feront découvrir de nouvelles saveurs et vous aideront à encore mieux percer les secrets et subtilités des produits !

5- Enfin, pour que voyage soit une réussite, proposez à vos proches, vos amis, vos collègues de travail ou toute autre personne que vous souhaitez de vous accompagner : les vins, les voyages, les instants et les souvenirs sont les meilleurs lorsqu’ils sont partagés avec ceux que vous appréciez !

Bon séjour à vous !

P.W.

Crédits Photographiques : Sentier viticole (Saint-Emilion, Bordelais), Domaine Pommery (Reims, Champagne), Musée des Arts et Métiers de la Vigne et du Vin du Château Maucaillou (Moulis-en-Médoc, Bordelais), Ruelles de Riquewihr (Alsace) – Pauline